neon-pourpre Neon Pourpre

Après avoir passé l'été à tenter d'oublier le drame familial, survenu avant les vacances, Mahuna rentre en classe de première. Heureuse de retrouver son groupe d'amis, elle apprend à ses dépens que rien n'est jamais éternel... ⚠️ 𝗗𝗲́𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲́ 𝗮𝘂𝘅 𝗺𝗼𝗶𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝟭𝟲 𝗮𝗻𝘀. 𝗖𝗼𝗻𝘁𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝗰𝗲̀𝗻𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝘂𝗶𝗰𝗶𝗱𝗲 𝗻𝗼𝗻-𝗲𝘅𝗽𝗹𝗶𝗰𝗶𝘁𝗲𝘀. 𝗖𝗼𝗻𝘁𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝗰𝗲̀𝗻𝗲𝘀 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗻𝗼𝗻-𝗲𝘅𝗽𝗹𝗶𝗰𝗶𝘁𝗲𝘀. (𝙇𝙚𝙨 𝙨𝙘𝙚̀𝙣𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙘𝙚𝙧𝙣𝙚́𝙚𝙨 𝙨𝙚𝙧𝙤𝙣𝙩 𝙢𝙚𝙣𝙩𝙞𝙤𝙣𝙣𝙚́𝙚𝙨 𝙚𝙣 𝙙𝙚́𝙗𝙪𝙩 𝙙𝙚 𝙘𝙝𝙖𝙥𝙞𝙩𝙧𝙚.)


Romance Romance jeune adulte Déconseillé aux moins de 13 ans.

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Chapitre 1

Mahuna

— J'ai tellement pas envie de retourner au lycée demain. Me plains-je une énième fois.

— T'as pas envie de me voir ? Elle fait la moue à travers l'écran de son ordinateur.

— Bien-sûr que si, je parle pas de toi, mais du reste. Dis-je en appuyant bien sur le dernier mot.

— Pourquoi t'as peur qu'un admirateur secret te déclare enfin sa flamme ? Rigole-t-elle.

— Ouais c'est ça fous-toi de ma gueule connasse.

— Quelle vulgarité, je suis outrée !

— Oh ferme-là, je suis sérieuse Vic.

— Mahuna c'est toujours le même lycée, les mêmes professeurs, et les mêmes élèves.

— C'est bien ça le problème, je veux pas les revoir ! Ils sont tous au courant de ce qu'il s'est passé avec ma tante. Je ne veux pas de leur jugement ou de leur pitié.

— Premièrement je suis sûre que beaucoup ont oublié. Deuxièmement, même s'il s'en souvenaient, tu sais très bien que personne ne te ferait chier avec. Tout le monde t'aime bien à Seba, t'es la chouchoute des profs, t'es toujours la première de ta classe, même la première de ta division. N'importe quel élève de ce lycée voudrait être ton ami. Je suis sûre que si quelqu'un vient te parler ça sera forcément dans de bonnes intentions.

— Ouais t'as sûrement raison...

— Et puis qui sait, peut-être que retourner au lycée te changera les idées ? Je suis sûre que ça te fera du bien de revoir du monde que tu connais.

— J'espère...

— Aller Nouna, Mina et moi on sera là et les garçons aussi.

- Ouais... Merci Victoire je te laisse, je dois encore me préparer pour demain.

— Ça marche, sectumsempra !

— Expelliarmus ! Je mime un mouvement de baguette coupe la conversation vidéo et ferme mon ordinateur.

De mon lit, face à la fenêtre, je savoure du mieux que je peux des derniers rayons de soleil, du dernier jour de vacances.

Les deux mois passés ont été très mouvementés, entre l'enterrement, ma mère et mes vacances au pays. Retourner à la routine me saborde un peu le morale, j'essaie de me remotiver en écoutant des podcasts sur le développement personnel. Ma chienne Mira sent ma peine et viens se blottir contre moi sur mon pouf et je lui caresse le ventre.

— À table ! Hurle mon père de la cuisine, me sortant de ma rêverie.

Je m'y précipite et des effluves de poisson frit viennent chatouiller mes narines me faisant saliver. Mon père est un vrai cordon bleu. C'est une des raisons qui a donné envie à ma mère de l'épouser.

— Hmm papa ça sent trop bon ! S'écrient mes deux petits frère et sœur, nous rejoignant à table.

— Kemi et Ayo, j'espère que vous vous êtes lavé les mains, leur demande mon père. Les jumeaux agitent leurs mains devant lui pour lui prouver, mon père acquiesce de la tête puis commence à servir de la salade.

— Alors les enfants vous êtes prêts pour votre premier jour ici, demain ?

— J'ai trop hâte de revoir mes copains, s'enthousiasme Kemi.

— Ça, c'est mon garçon, s'écria mon père et ils s'échangent des clins d'œil.

— Papa cette année, je veux faire un instrument, on pourra aller m'inscrire au conservatoire ? Demande doucement Ayo.

— Bien-sûr ma puce, de quel instrument tu voudrais jouer ?

— De la batterie.

— Ça, c'est ma fille, dit-il avant de lui donner un top là.

Ces deux-là sont comme le yin et le yang, inséparables et se complètent parfaitement. Kemi est un enfant très mature pour son âge, il est très sociable, mais téméraire. Il s'énerve vite, surtout quand il s'agit d'Ayo. Ayo, c'est une petite surdouée, je ne sais pas vraiment comment décrire son caractère. Elle n'accorde vraiment d'importance qu'à mon frère. Elle est timide avec tout le monde sauf lui. Il est impossible de gronder l'un sans que l'autre ne vienne le défendre. C'est mignon, mais parfois insupportable.

— Et toi ma puce ?

— Je ne sais pas trop, hésitai-je.

— Comment ça ?

— Je sais qu'ils sont au courant pour maman Sarah, et j'ai pas envie de devoir supporter la pitié et le jugement des gens. La mort de ma tante n'est pas mon sujet favori, surtout devant les jumeaux. Mais ce soir j'ai besoin de me livrer. Mon père a un petit temps de pause avant de reprendre son geste.

— Je me doute que ça ne va pas être une tâche facile ma puce, mais tu ne pourras éviter l'école éternellement. Puis premièrement, je suis sûr que beaucoup ont oublié. Deuxièmement, je suis sûr que si les gens viennent te voir ça serait forcément dans de bonnes intentions.

— T'es sûr que Victoire n'est pas ta fille ? Je rigole.

— Bien-sûr que non qu'est-ce qui te fais dire ça ?

— Oh rien...

— Tu passes en première. Je comprends que ça puisse mettre la pression, mais tout va bien se passer d'accord ? Tente-t-il de me rassurer.

— Ouais, je souffle sans la moindre conviction.

— Écoutez les enfants je sais que c'est votre première rentrée sans maman, et maman Sarah mais je vais tout faire pour que ça soit parfait d'accord ?

— Oui 'pa t'inquiètes on gère, le rassurai-je à mon tour.


***


Je passe au moins une heure à essayer de trouver la tenue idéale pour demain, aucune inspiration stylistique ne frappe mon cerveau. On toque à la porte.

— Oui ?

— C'est moi, répond mon père. J'entrebâille la porte de ma chambre.

— Oui, qu'est-ce qu'il y a ?

— Je voulais juste te parler.

J'ouvre grandement la porte cette fois-ci et le laisse entrer. Il s'assoit sur mon lit l'air pensif, puis je remarque une boîte dans sa main. Je m'assois à mon tour à ses côtés.

— T'as l'air triste, tout va bien ? Je m'inquiète.

— Oh pff, souffle-t-il le regard toujours porté sur sa boîte qu'il tripote nerveusement. Oui ça va. Je sais qu'il ment et je n'ai même pas besoin de le relever avant qu'il ne se livre à moi.

— Écoute Mahuna, je sais que c'est très difficile sans votre mère, mais il ne faut pas s'en faire d'accord, tout va s'arranger, dit-il en m'embrassant la tempe.

— Je sais papa, lui souris-je. Tu peux compter sur moi pour Ayo, Kemi, la maison et maman.

— Vous grandissez tellement vite, dit-il en levant finalement les yeux sur moi. L'année prochaine Ayo et Kemi rentrent au collège et toi dans deux ans à l'université, dit-il tristement.

— Oui, c'est vrai ils vont me manquer les gnomes. Et même si maman et toi m'avez pris la tête pendant les trois quarts de mon existence vous me manquerez aussi, lui dis-je en rigolant et il me rejoint.

— Les trois quarts seulement ? Ah mince, je pensais que Maman et moi avions mieux travaillé.

— Ha ha. Juste avant que j'aille en CP vous étiez plutôt supportables et puis les jumeaux sont arrivés.

— Hein, c'est donc ça ! S'exclame-t-il en riant de plus belle.

— Tout à fait, acquiesçai-je vivement.

J'ai réussi à le faire rire, il n'est donc pas totalement triste. Je ne peux m'empêcher de lancer de furtifs regards sur la boîte qu'il tient dans ses mains, c'est plus fort que moi.

— Qu'est-ce que c'est ? Je lui demande en désignant l'objet.

— C'est un cadeau, de la part de ta mère et moi. Je sens son mal aise quand il se frotte la nuque, il le fait dès qu'on parle d'elle.

— Nous voulions te l'offrir pour ton anniversaire, mais avec tout ce qu'il s'est passé entre temps ça m'était complètement sorti de la tête. Et je me suis dit que te le donner à la rentrée serait un bon moyen de te motiver pour cette année.

J'ouvre la boîte et découvre une montre avec un bracelet en cuir bleu pâle, un cadran blanc et une monture en argent. Elle est simple, mais elle est vraiment belle.

— Je l'adore, elle est très belle, merci papa ! M'écris-je en l'enlaçant de toutes mes forces.

— De rien ma puce rit-il. Bon, je vais m'occuper des petits monstres, tu as besoin de quelque chose pour demain ?

— Euh oui il me faudrait cinq euros pour mon déjeuner de demain s'il te plaît.

— Je te les laisserai à l'entrée sur le buffet d'accord ?

— Merci.

— Bonne nuit ma puce !

— Bonne nuit papounet ! Je le taquine car je sais qu'il déteste que je l'appelle comme ça.

— La ferme, sourit-il, avant de fermer la porte.

Je choisis finalement un crop topblanc,un jean mom bleu clair et une paire de bottines à talons noirs. Je plie mes vêtements et les place sur mon bureau, pour éviter de perdre du temps.

15 Novembre 2021 14:34:06 0 Rapport Incorporer Suivre l’histoire
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