avrilmorgan Avril Morgan

Tome 1: Cynthia Ryce est une célèbre auteure de romance et de policier. Pour son nouveau roman, elle a décide de s'inspirer de faits réels. Rien de mieux que d'aller directement sur les lieux. Elle se retrouve en Ecosse, dans les Highlands, décidée à vivre sa prochaine histoire. Pourquoi pas une petite romance avec un homme d'Écosse ? Ou même résoudre l'affaire des sept femmes retrouvées mortes, découpées et partiellement brûlées ! Chaque jour, elle plonge un peu plus dans les mystères du château où elle dort pendant son séjour. Son guide, le célèbre Lord Keith MacKay est une ingrate personne. en peu de temps, elle est partagée entre sa haine et ses sentiments naissants. Jusqu'à ce que les petites moqueries se transforment en humiliations. L'homme lui cache quelque chose, elle en est certaine et elle n'a pas dit son dernier mot. Il doit à tout prix protéger ses secrets, elle veut à tout prix les découvrir. Contient des scènes à caractères sexuelles, Violentes, humiliations, tortures, horreur. +18 ans Dark romance, âmes sensibles s'abstenir. (Style gore) VERSION NON CORRIGÉE Slow Update ! Couverture : NM (Moi) ----------------------- Attention aux plagias, droits d'auteurs protégés ! Sous protection Copyright


Romance Érotique Interdit aux moins de 18 ans.

#227 #darkromance #dark
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Cynthia

Passeport en main, je m'avance jusqu'au contrôleur. Il vérifie que tout est en ordre avant de me laisser passer. Enfin ! Me voici en Écosse. Ma nouvelle vie commence et j'espère qu'elle sera meilleure qu'auparavant. J'abandonne derrière moi tant de mauvaises choses, dont je suis heureuse de laisser en France.

Je quitte l'aéroport avec hâte. Mon cœur est compressé et l'excitation pulse dans mes veines. Dehors, j'inspire une bouchée d'air avant de plisser des yeux pour balayer le parking. Lord Keith MacKay doit me faire chercher par son chauffeur. Lorsque j'aperçois la voiture noire, cette fois-ci mon cœur rate un battement. C'est une immense limousine noire ! Il ne fait pas dans la demie-mesure !

Mes pas sont rapides. Je n'ai plus d'yeux que pour le véhicule à quelques mètres. Bientôt, je serais dedans et pourrais me renseigner à propos de mes hôtes. Je ne sais pas grand-chose sur les MacKay. Je n'ai conversé avec eux que peu de fois. Tout ce que j'ai constaté est qu'ils sont polis. Les images que j'ai reçues d'eux m'ont montré qu'ils étaient aussi charmants. C'est même plus que ça ! Ils ne piquent pas les yeux, eux ! J'ai dû contempler leurs images pas moins de deux heures en tout.

Arrivée à la limousine, le chauffeur m'interpelle. Il est toujours à l'intérieur, assis derrière le volant. La vitre passagère baissée, il me fait signe de monter à l'arrière.

Wouah ! Ça commence bien dit donc ! Moi qui m'étais laissée imaginer qu'on m'ouvrirait la porte et porterait mes affaires au coffre. Même pas ! Bien fait pour moi ! Je devrais arrêter de regarder des films à la con ! J'ai enfin la preuve que ça n'arrive que derrière l'écran.

Dans la limousine, mes yeux se posent un peu partout. Il y a un plateau avec une coupelle remplie d'un liquide rouge, d'une boîte ornée de dessin doré, d'une lettre et d'une rose blanche. Tout pour séduire une femme ! Je relève la tête, mais ne trouve pas le chauffeur. Il y a une vitre noire qui m'empêche de m'entretenir avec lui. Je soupire et replonge sur ce que j'ai sous les yeux.

Je me saisis de la lettre d'une main tremblante. Elle sent le parfum d'homme, viril. Je ne sais pas lequel, mais il prend au nez. Le véhicule démarre tandis que je me plonge dans la lecture.

« Chère Mademoiselle Cynthia Ryce, j'espère que vous avez passé un bon voyage et que cela n'a pas été long pour vous. Si c'est le cas, n'hésitez pas à demander tout ce qui vous fera plaisir.

Je suis ravi que vous nous honoriez enfin de votre présence. Depuis que nous avons discuté, mon frère est moi sommes avons hâte de vous rencontrer en vrai. Votre beauté doit être cent fois plus visible que sur de simples images qui ne reflètent pas la réalité !

Je ne pourrais malheureusement pas très là à votre arrivée dans mon manoir. Mon frère, Steafan, s'occupera de vous montrer vos appartements. Mais je serais parmi vous dès ce soir !

Il y a un verre de vin ainsi que de petits gâteaux. Ils sont pour vous. Nourrices-vous.

Lord Keith MacKay. »

Un fond de musique classique s'élève dans l'habitacle. Je reconnais immédiatement. C'est Vivaldi, Les Quatre Saisons. L'ambiance m'est, à la seconde, plus détendue. Je me cale au fond de la banquette en cuir, après avoir saisi le verre de vin rouge.

Je ne sais pas depuis combien de temps la voiture a démarré, mais à travers les fenêtres, je peux constater le changement de décor. Adieu les nombreuses routes et les maisons. Nous voici à BettyHill. Je n'imaginais pas ça comme ça, bien que j'ai regardé chaque route via Google Map. C'est beaucoup plus calme et charmant. Finalement, la peur que j'ai eue pendant des semaines était idiote ! Je sens que je vais me plaire ici, beaucoup plus qu'en France.

La limousine tourne à droite sur un sentier en terre. Des arbres nous cachent de la lumière du soleil et cela, jusqu'à ce que nous arrivons devant une grande grille. Le chauffeur semble être descendu pour l'ouvrir et nous laisser passer. La boule au ventre et collée contre la vitre, je détaille l'extérieur du manoir. Pour arriver devant les portes, il faut contourner un plan d'eau avec un saule pleureur. Mes yeux ne perdent pas une miette du spectacle qui se déroule. Une grenouille saute d'un nénuphar à un autre.

Le véhicule s'arrête. Un silence s'installe. La vitre noire s'abaisse alors. Un charmant homme pose ses yeux dans le rétroviseur pour me regarder. Ses traits sont vraiment séduisants. La peau pâle, une mâchoire carrée, des pommettes saillantes.

Mon cerveau d'auteure se met en marche. J'ai une idée d'histoire. Une jeune femme et un chauffeur. Elle le veut, lui non. Bon Dieu ! Je devrais contrôler mes hormones. Je ne suis pas ici pour fantasmer sur les hommes, mais pour trouver une idée incroyable pour ma prochaine histoire. Mon dernier roman était une romance de Noël. J'ai envie de jongler entre les genres que j'aime bien. La romance et le policier. Je n'ai rien trouvé de mieux que venir dans un manoir où des meurtres inexpliqués ont été commis. Pas moins de sept femmes ont été tuées entre ses murs. Le meurtrier n'a jamais été arrêté et l'ouverture du manoir le week-end en tant qu'hôtel a été stoppée.

Peut-être trouverai-je des indices ? Le meurtrier en personne ? L'excitation est à son comble. J'ai hâte de pouvoir faire des recherches, questionner les habitants. Je vais me la jouer Miss Marple. Bien sûr, je ne suis pas inconsciente. Il a le risque de me retrouver nez à nez avec le serial killer. La dernière victime remonte à deux mois. La personne pourrait toujours être dans la ville, pire dans la maison. Et s'il s'agissait d'un de mes hôtes ? Je ne préfère même pas y penser !

Je ne suis pas sotte. J'ai pris de quoi me défendre. Un couteau suisse et une bombe lacrymogène.

L'homme qui porte une casquette me fait un signe de la tête vers la portière. Je comprends le sens. Il veut que je sorte de sa voiture. Je pousse un soupire et me saisis de ma valise que j'ai préférais garder avec moi. Mon sac à l'épaule, j'ouvre la portière avant de tourner ma tête vers l'homme.

— Les gens impolis comme vous devrez être viré ! lancé-je froidement.

Je suis un peu remontée. Si j'ai eu une bonne impression de mes hôtes via mails et téléphone, cet homme et bien le contraire ! Il se contente de secouer vaguement la tête.

À peine ai-je posé un pied à terre que l'on attrape ma valise. Steafan, que je reconnais directement, me sourit et me tend sa main.

— Bonjour Mademoiselle Ryce. Je me présente, Lord Steafan MacKay, frère du propriétaire des lieux. Je suis ravi de pouvoir vous rencontrer en vrai.

Il apporte ma main à sa bouche et la frôle de ses lèvres drôlement froides. Il est vrai qu'ici, il fait un peu plus frais que ce que j'avais prévu. Il va falloir que j'aille acheter des pulls épais, car ceux que j'ai pris sont fins !

Mon bras retombe le long de mon corps. Il m'observe un sourcil arqué. Comme si j'avais quelque chose sur la tronche. Mes yeux passent en revu son visage et inscrivent dans ma tête à quel point il dégage quelque chose de puissant. Autant que le chauffeur malpoli.

— Vous allez avaler des mouches, dit-il en souriant.

Okay, il parle français. C'était une des choses qui me faisait peur. Via mail, je traduisais en anglais pour qu'ils comprennent. Au téléphone, j'essayais de parler du mieux que je pouvais avec mon accent pourri. Ils ont dû me prendre pour une conne !

— Vous... Je pensais que vous parliez uniquement anglais, avoué-je.

— Non, nous parlons six langues, lance-t-il amusé. Venez, je vais vous montrer vos appartements.

— Oh, au fait, je suis aussi ravie de vous rencontrer !

Il esquisse un faible sourire et m'invite à le suivre. Nous marchons en direction de la porte du manoir. On dirait un vieux château hanté sorti tout droit d'un film d'horreur ! Pourtant il me plaît. Il a beaucoup plus de charme que sur les images. Il n'y pas meilleur moyen d'estimer et de s'émouvoir de quelque chose, que de le voir en vrai.

Lord Steafan MacKay ouvre la grosse porte, probablement en chêne, et se décale pour me laisser passer. La beauté de l'entrée me coupe le souffle. Un grand escalier est sous mon nez en bois. Je sens soudainement une pression au niveau du bas de mon dos. Ma tête pivote pour découvrir que mon hôte à poser sa main pour me faire avancer. Je m'exécute en reportant mon attention sur les moulures des angles de l'escalier. On pourrait croire que ça a été fait sur-mesure.

— Vos appartements sont à l'avant-dernier étage, le troisième. L'étage d'avant contient la chambre de mon frère ainsi que la mienne et nos salles de bains. La vôtre se trouve à votre étage, à côté du dressing où vous pourrez ranger vos habits.

Tout en m'indiquant où je vais dormir pendant les trois prochains mois, nous montons les marches en bois qui grincent. Nous ne nous attardons pas sur leurs étages et passons à l'étage qu'ils m'ont consacré. Je n'arrive pas à y croire. La salle de bain fait au moins huit mètres carrés, le dressing et un peu plus grands et la chambre est bien trop immense à mon goût. Sur les photos, elles me paraissaient plus petites. Ils m'avaient, je crois bien, donné les dimensions, mais je n'avais pas réalisé. La chambre est digne d'une princesse, voire d'une reine. J'ai la place d'y faire dormir trois à quatre personnes ! Mais il n'y a pas que ça. En face de ma chambre se trouve une bibliothèque remplie de livres qu'ils ont mise à ma disposions pour mes recherches.

Eux aussi aimeraient percer le sombre secret qui entoure ses lieux. Ils ont été soupçonnés, mais rapidement innocentés. Certains témoins, qui à l'époque venaient dormir la nuit, ont vu un inconnu se balader dans le jardin en pleine nuit. Tous ont dit la même chose. L'homme était immense, habillé de noir et disparaissait en quelques secondes. Comme s'il n'avait été qu'une imagination jouée par leurs esprits.

Lord Steafan dépose ma valise dans le dressing. Gracieusement il se retourne vers moi.

— J'espère que votre voyage s'est bien passé.

— Oh oui, merci. Enfin... je dois reconnaître que votre chauffeur est un peu...

D'un geste de la main, il me coupe la parole. Ses yeux marron foncé se plongent dans les miens.

— Il ne vous a pas approché ? Il ne vous a pas parlé ? Cela est normal. Ce sont les règles données par mon frère. Notre chauffeur ne doit pas entrer en contact avec vous.

Je déglutis. Je comprends mieux, mais à mes yeux c'est complètement stupide ! De quoi ont-ils peur ? Qu'il me donne des informations sur eux ?

Lord Steafan s'incline en avant, une main dans son dos et se redresse.

— Je vous laisse, votre repas sera prêt à sept heures tapantes. Soyez à l'heure. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je serais dans le salon, la pièce en face de la cuisine.

— D'accord merci.

Il me laisse seule dans cette grande chambre. Quand je me retourne, je réalise à peine que j'aille y passer toutes mes nuits, jusqu'à ce que je quitte l'Écosse. Trois mois. J'ai trois mois pour tenter de comprendre ce qu'il s'est passé et m'inspirer pour mon prochain roman. Le dernier paru a fait un carton et mon éditrice en désire un dans les mois qui arrivent.

Bien sûr, je n'ai pas su dire non. Je lui ai assuré en écrire un et lui envoyer. Voilà deux mois que je tournais en rond dans mon petit appartement à Paris. Il m'était impossible d'écrire sur la vie de mes parents, de mon oncle et ma tante et encore moins sur la mienne. Je suis célibataire et n'ai tué personne. J'aurais pu écrire sur mes parents, Evan Ryce et Angela Ryce, mais ils n'ont malheureusement pas grand-chose d'extraordinaire. Ils s'aiment, certes, mais n'ont rien qui mériterait un livre.

Mon oncle, Isaac Ryce et ma tante, Ena Ryce, ont eu une vie mouvementée. Surtout mon oncle. À quarante-cinq ans, il est à mes yeux incroyables. Il tient sa propre maison de couture en Italie qui fait un carton à chaque nouvelle collection. Lui et Ena on eut deux enfants. Ma cousine qui a vingt-cinq ans, Agathe et mon cousin, Antonin qui a quelques mois d'écart avec moi.

Seulement, je ne suis pas du genre à écrire sur ma famille, ou même sur moi. Je préfère inventer un minimum ou me baser sur des histoires vraies, moins des personnes que je connais en vrai. Sinon, il m'est difficile de me détacher des gens. Le cœur s'y prend et écrire devient difficile.

Je prends mon temps pour déballer mes affaires. Je veux ranger tout correctement pour ne pas avoir à le refaire plus tard. Un rire nerveux s'échappe de ma gorge quand je constate que mes vêtements ne font même pas un tiers du dressing. J'aurais dû tout prendre, quitte à en avoir trop ! Là, je me sens ridicule avec tout l'espace vide qu'il reste.

Je passe à la chambre et installe des photos sur la table de chevet en bois. Il y a une photo de mes parents et une photo avec toute la famille réunie. Mes parents, mon oncle et ma tante et mon cousin et ma cousine. Ce sont les seules personnes que je ne veux pas oublier. Le reste – tel que mon ex – n'a pas d'importance. Dessus, j'ajoute un livre que j'ai commencé il y a peu de temps.

Mon téléphone se met à vibrer tandis que je décidé de me changer. Le message provient de mon éditrice. Elle me demande si je suis partante pour recevoir un carton de livre à signer pour un concours. J'accepte et retourne vaquer à mes occupations. Quand je jette un coup d'œil à l'heure, lorsque tout est rangé, je constate qu'il est déjà six heures cinquante-trois. J'attrape une élastique, attache mes cheveux et file au premier étage. Mon cœur bat un peu fort. Je suis stressée. C'est mon premier repas loin de là où j'habite. C'est le premier qui signifie que ma vie change. Pour quelques semaines, certes !

Dans le salon, Steafan MacKay est assis dans un grand fauteuil au style ancien. Il est plongé dans la lecture d'un livre à la couverture rouge dont aucun titre n'est inscrit, comme avant. Je racle ma gorge, presque gênée de le déranger. Son visage à la mâchoire carrée se lève vers moi. Un sourire se dessine sur ses fines lèvres.

— Êtes-vous bien installé ? Contente de vos appartements ?

— Oui. Tout est parfait, Lord...

— Appelez-moi Steafan. Tout simplement. Nous allons être menés à discuter souvent, autant briser la glace maintenant !

— D'accord.

Ma réponse est courte, soufflée. La façon dont il s'exprime m'intrigue plus que ce qu'elle devrait me faire rire. Oui, peu de personnes parlent ainsi, dans un langage plus ou moins soutenu.

— Vous pouvez aller vous nourrir. La cuisinière va vous servir. C'est dans la pièce à côté. Bon repas.

Il me désigne de la tête, l'encadrement qui mène à une pièce où je peux voir une table et des chaises. Je le remercie et me rends sans dire un mot jusqu'à la salle à manger. Il y a effectivement des couverts pour une personne. A-t-il déjà mangé ? Attend-il son frère ? Je ne saurai répondre.

Assise, une femme sort de ce que j'imagine être la cuisine. Elle a les cheveux grisonnants, les yeux marron acajou et des joues rougies. Pas une seule fois elle m'adresse la parole ou me lance un regard. Cela doit être un ordre de son employé. Elle est seule à me servir tout le long du repas. Les plats s'enchaînent et rapidement, je suis repu.

La femme me débarrasse et quitte définitivement la pièce. Je me lève, inquiète par sa façon d'agir. Ses employés ne sont pas là, personne ne la voit. Alors que je me dirige vers la cuisine, où elle est partie, j'entends un raclement de gorge qui me stoppe net.

— Mademoiselle Cynthia Ryce, je suis enfin honoré de votre présence.

La voix masculine, rauque, semble être à quelques petits mètres de moi. Un souffle chaud qui chatouille ma nuque me fait comprendre que je ne me trompe pas. Je tournoie sur moi-même, le souffle court. Mes yeux se plongent naturellement dans des pupilles noires. L'homme que j'ai sous les yeux ressemble un peu à Steafan. Un peu plus vieux, je dirais. Il a aussi des pommettes saillantes, des fossettes aux joues quand ses lèvres sont étirées et une fossette au menton. Ses lèvres sont plus charnues que celles de son frère. Sa pâleur me saute aux yeux. Est-il malade ? Où est-ce à cause des faibles néons qui éclairent la pièce ?

L'homme se penche en avant, saisissant ma main dans sa paume froide. Il mime un baiser, sans la toucher de sa bouche, puis se redresse gracieusement. L'éclat dans ses yeux est intense, mais je ne saurais dire ce dont il s'agit.

— Monsieur MacKay. Je suis aussi contente d'être parmi vous.

— Je n'en doute pas ! Mon frère a dû vous faire visiter notre demeure. Qu'en pensez-vous ? Est-ce à votre goût ?

J'arque un sourcil, amusé. Il doit probablement savoir que son manoir est grand et magnifique. On dirait une façon pour être complimenté ! Où alors je me fais des idées.

— Je dois avouer que oui, c'est vraiment magnifique. J'avais déjà vu les images que vous m'avez envoyées et je trouve votre maison encore plus splendide en vrai !

Il esquisse un sourire en hochant la tête légèrement.

— Je sais, souffle-t-il. Souhaitez-vous passer la soirée au calme ou passer votre temps en notre compagnie ? Nous recevons des amis.

— Oh non, je préfère rester dans ma chambre. Si ça ne vous dérange pas.

— Vous faites ce que vous voulez, le temps que vous ne mettiez pas feu à la maison ! Sur ce, vous pouvez gagner votre chambre. Votre déjeuner sera à six heures trente demain matin. Bonne nuit.

Sur ses mots, Lord Keih MacKay tourne les talons et quitte la salle à manger. Est-ce moi, ou il vient de me congédier pour la nuit ? Je pousse un profond soupir. C'est avec lui que j'ai eu le plus de conversation. Je m'attendais au moins à ce qu'il... je ne sais pas, me fasse un petit tour de son manoir. Ou même qu'il discute plus longtemps avec moi. Non, en vrai, j'aurais aimé pouvoir passer du temps avec eux pour en apprendre plus sur eux et leur maison. Mais il est hors de question que je m'incruste dans leur soirée ! Surtout avec leurs amis que je ne connais pas.

Je ravale ma déception. Contrairement à ses traits, Lord Keith MacKay est bien plus froid ! Le ton qu'il a utilisé, sec, pour me dire d'aller dans ma chambre, me reste en travers de la gorge. Je file tout droit jusqu'à l'escalier. Dans le salon, les deux frères sont assis et discutent sans se soucier de moi. Je sors et monte les marches. Un bonne soirée Cynthia se fait entendre. Il s'agit de la voix de Steafan. Je lui réponds similairement avant de gagner mon étage.

17 Mai 2020 02:22:10 0 Rapport Incorporer Suivre l’histoire
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