blueabes Delorme Cyrille

Si vous lisez ce carnet, c'est qu'il m'est arrivée quelque chose. Soit vous l'avez trouvé en mon absence , donc vous êtes un voleur, soit vous l'avez pris sur mon cadavre encore chaud ou peut-être froid. Découvrez l'histoire de Gaëlle, survivante lors d'une épidémie Zombie.


Horror Zombie horror Not for children under 13.

#endoftheworld #dead #mort #postapo #zombie
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Le début de la fin

Si vous lisez ce carnet, c'est qu'il m'est arrivée quelque chose. Soit vous l'avez trouvé en mon absence , donc vous êtes un voleur, soit vous l'avez pris sur mon cadavre encore chaud ou peut-être froid.


Dans les deux cas, voici mon histoire.


Chacun à son histoire de nos jours et cela est rarement joyeux depuis le début de l'épidémie. Cependant, voilà mon histoire rien qu'à moi.


Je m'appelle Gaëlle. Je ne sais pas j'ai quel âge mais quand tout a commencé, j'avais 16 ans. Je n'ai pas tenu le compte des jours, des mois et des années mais je sais que le temps a bien passé depuis tout cela.


Quand l'épidémie a commencé, j'étais au lycée.


Petite précision, Je n'étais pas une fille très extravertie. J'étais même le contraire. C'est simple, je n'aimais pas les gens. Ils étaient sources d'ennuis. Tout ce que je disais pouvait être utilisé contre moi et je détestais cela. Par conséquent, je ne parlais pas et mes fidèles écouteurs étaient scotchés à mes oreilles pendant les intercours. Je me fichais éperdument de ce que l'on pouvait penser de moi. Ma seule raison d'aimer la vie c'était ma famille, mon père, ma mère et mon petit frère. Il était tout pour moi et du haut de ces 13 ans, il était tout l'inverse de moi.


Donc, tout a commencé, je me trouvais en cours, plus précisément en intercours, ma classe et moi attendions une professeur éternellement en retard. Comme d'habitude, j'espérais qu'elle ne soit pas là dans les quinze minutes pour avoir le droit de me terrer au fond de la salle d'étude en écoutant ma musique.


Tous les gens de ma classe avaient la tête dans leur téléphone portable en attendant la professeur. Je ne dérogeais pas à cela et je ne sais plus ce que je regardais. Un garçon de ma classe a commencé à crier et tout le monde s'est rapproché de lui en regardant ce qu'il visionnait sur son téléphone. Je les entendais juste dire des choses comme " c'est un truc de dingue " ou " mais non, c'est du fake". Comme à mon habitude, je ne me suis pas mêlée de cela mais j'ai commencé à chercher sur internet les actualités pour tenter de voir ce qu'ils avaient vu. Je n'ai rien trouvé et après tout, je m'en fichais.


La professeure n'est pas arrivée et je me suis terrée dans la salle d'étude. Je faisais mes devoirs tout en écoutant de la musique. Le surveillant était juste là pour ordonner le silence et, il savait se faire obéir. Il me laissait tranquille avec mes écouteurs, car je ne dérangeais personne. Plusieurs élèves ont commencé à pleurer. Je ne comprenais pas pourquoi et encore une fois, je m'en fichais, ne voulant pas m'initier dans la vie des autres. Des groupes d'élèves se sont formés dans la salle d'étude. Le surveillant devenait fou jusqu'à ce qu'un adolescent lui montre son téléphone portable. Il est devenu blanc. Je commençais à me demander ce qu'il se passait et j'ai enlevé mes écouteurs. Le silence normal de la salle d'étude avait été remplacé par un brouhaha sans précédent.


Le surveillant a quitté la salle d'étude en courant. Avant cela, il nous a demandé de ne pas bouger et de l'attendre. Dans ce laps de temps, j'ai dégainé mon téléphone portable et j'ai retapé sur internet " actualités ". Sur une chaine d'information, il faisait mention de plusieurs attaques terroristes sur les capitales et grandes villes du monde. Le présentateur, toujours bien coiffé et présentable était cependant dégoulinant de sueur. Il indiquait au téléspectateur qu'une brume blanche se dissipant en quelques minutes avait été largué par avion sur les capitales et grandes villes. Cette brume avait disparu en quelques minutes alarmant les forces armées de chaque pays. Cependant, dans un premier temps, rien n'avait changé et puis... Les mots d'après m'ont fait un choc à l'époque et font toujours écho dans ma tête. Les morts, récemment décédés étaient revenus à la vie, dans un état catatonique, capable de marcher, le regard hagard comme s'ils étaient devenus des coquilles vides. Après quelques minutes dans cet état, ils s'attaquaient aux vivants en leurs courants dessus et en tentant de les mordre. Les personnes mordues rentraient dans une sorte de crise d'épilepsie, tombaient au sol et quelques secondes plus tard étaient prêtes à répandre le mal qu'elles avaient acquises en se faisant mordre. Le présentateur indiquait également que les individus étaient techniquement morts et qu'il ne fallait en aucun cas, s'approcher d'eux.


J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait de conneries. Je n'avais pas vu de brume mais en même temps, j'habitais en campagne et mon lycée lui-même n'était pas situé dans une grosse ville.


Le surveillant est revenu en sueur et haletant dans la salle d'étude. Il nous a demandé de reprendre nos affaires et d'attendre dans la cour. Je ne me suis pas faite prier. J'ai rangé mes affaires et je suis sortie dans la cour. En quelques minutes, le lycée a été vidé. Nous devions être peut-être deux cents ou trois cents dans la cour à attendre.


Le directeur est arrivé, je me souviens qu'il était âgé et que cela devait être sa dernière année avant la retraite. Il n'avait pas la réputation d'être un homme dur mais un homme juste. Il n'avait également pas l'habitude de trembler. Il a pris la parole en criant pour que tout le monde l'entende. Même sa voix tremblait. Il nous a hurlé d'attendre ici et que les bus scolaires, dépêchés en urgence devaient nous déposer dans nos villages respectifs.


J'ai commencé à prendre conscience que ce que j'avais vu aux informations devait être réel. J'ai pensé à mes parents et à mon petit frère. J'ai commencé par appeler mon père. Comme à son habitude, il n'a pas répondu. il avait la fâcheuse habitude de laisser son téléphone en " ne pas déranger ". Il travaillait dans un bureau et je sais qu'il était énormément sollicité par ses collègues. J'ai alors continué par ma mère, mais elle aussi, n'a pas répondu. Elle était opticienne et devait être alors en clientèle. Dans ce cas, elle ne regardait pas souvent son téléphone portable. Mon petit frère quant à lui, ne disposait pas d'un téléphone portable et dans le cas présent, c'était extrêmement inquiétant.


Les bus scolaires sont arrivés peut de temps après. Le directeur avant que nous ne montions dans les bus, nous a stipulé qu'en rentrant chez nous, nous devions nous fermer à clefs, rester en alerte sur les chaines d'informations et attendre l'arrivée de nos parents. Une fois descendus du bus dans nos villages, nous devrions éviter tout contact avec les autres personnes et nous dépêcher de rentrer. Selon le directeur, nous avions de la chance de vivre en campagne mais il fallait que nous restions sur nos gardes car, selon les chaines d'informations, la propagation de ce mal allait très vite. J'étais une amatrice de film d'horreur et depuis quelques années, je regardais ce genre de film avec mon père. J'avais l'impression d'être un mauvais film de zombies de série B.


Je suis montée dans le bus en baissant la tête. En aucun cas je me suis dit que je n'allais plus jamais revoir ce lycée. Oui, je n'aimais pas les gens, mais j'aimais bien mon lycée et les professeurs enseignaient avec passion.


Dans le bus habituellement, les garçons draguent les filles, les filles rejettent où accepte de flirter, les gens sont sur leur téléphone, discutent, crient et s'amusent, surtout le soir en sortant de l'école. Mais là, c'était différent. Les regards étaient stressés, anxieux, pleins de larme. Certains garçons et certaines filles pleuraient en regardant des vidéos sur les réseaux sociaux car effectivement, des vidéos étaient déjà en ligne sur internet. Le temps du trajet, j'ai regardé des vidéos sur internet. Des gens, comme possédés s'attaquaient aux autres personnes en leur courant dessus. Les vêtements de ces gens étaient rouge sang. Sur une vidéo, il manquait même un bras à un homme et ce dernier attaquait sans relâche les gens. Les personnes qui tentaient de les maintenir ou de les ceinturer se faisaient mordre et à leur tour, après avoir convulsé au sol quelques secondes, se relevaient et s'attaquaient aux autres.


Après trente minutes de route avec mes écouteurs, je suis finalement arrivée dans le centre de ma ville. De mémoire, cette petite bourgade devait compter sept-cents ou huit cents âmes. Le conducteur nous a rappelé les directives du directeur du lycée. J'ai décidé, pour la première fois, d'enlever mes écouteurs afin d'entendre toutes personnes s'approchant de moi. Un garçon de ma commune est descendu en même temps que moi. Il ne me parlait jamais alors que nous nous connaissions depuis l'enfance.


Ce coup-ci, il m'a regardé et m'a dit de faire attention à moi. Je ne lui ai pas répondu comme à mon habitude. il a baissé la tête et a lâché un " d'accord... ", a soufflé puis a terminé par " à plus tard Gaëlle ". Cela m'a surprise. Je n'étais pas habitué à entendre mon prénom dans la bouche des autres gens. Avec le recul, je pense qu'il a voulu être gentil. Il est parti d'un côté et moi de l'autre. Dans les rues tout était calme. D'habitude je croisais toujours cinq ou six personnes mais là, rien.


Pour aller chez moi, je passais chaque jour devant la gendarmerie. Des gendarmes étaient présents en train de parler, enfin de crier aux gens de rester chez eux. Il y avait une foule incroyable devant leur bureau. J'ai continué ma route et je suis arrivée finalement dans le lotissement où j'habitais. Il s'agissait de petit pavillon individuel construit dans les années quatre-vingts. Les pelouses étaient entretenus et globalement, le quartier était calme, à part les commérages dont ma mère raffolait. Je suis arrivée d'un pas pressé et inquiète devant ma maison. J'ai inséré les clefs dans la serrure mais cette dernière s'est ouverte d'un coup.


Mon petit frère était là, en pleurs, il m'a sauté dans les bras. Je l'ai serré fort en lui demandant s'il avait des nouvelles de nos parents. Il m'a dit que non et que personne n'avait appelé sur le téléphone fixe de la maison. Il était rentré il y a une heure, déposé par la mère d'un de ses copains. J'ai fermé la porte à clef et j'ai demandé à mon frère d'aller à l'étage et de jouer à sa console de jeux. En tant qu'amateur de jeux vidéo, il ne s'est pas fait prier et a foncé à l'étage en me demandant de venir avec lui.


Vu l'état dans lequel il était, je ne pouvais pas lui refuser ça. j'ai acquiescé en lui disant que j'arrivais dans quelques minutes et que j'allais lui préparer un goûter. J'ai vu un sourire sur son visage et à ce moment, j'étais heureuse. Il est donc monté et j'ai commencé à lui faire du pain grillé avec du beurre. Il adorait ça. Dans le même temps, j'ai posé mon téléphone en haut-parleur et j'ai appelé mon père. Il a mis du temps à décrocher. Quand la communication a été établie, il a directement crié dans le téléphone " Oui Gaëlle, tu es ou là ? ". Je lui ai répondu que je me trouvais à la maison avec Nathan, mon frère. Il m'a encore une fois crié, de ne pas bouger et qu'il allait arriver dans les trente minutes. Il avait l'air stressé et anxieux. Des larmes me sont montées et j'ai pleuré au téléphone qu'il devait faire plus vite. J'ai entendu que sa voix était larmoyante. Il m'a dit plus calmement et d'une voix rassurante" ne t'inquiète pas ma chérie, je vais chercher maman et on arrive ". Maman était opticienne dans une ville moyenne à une heure de chez nous. Je lui ai dit de faire attention et que je m'occuperai de Nathan pendant son absence.


Il m'a félicité puis a raccroché. Je me suis sentie d'un coup, vide et seule. Des milliers de questions fusaient dans ma tête. Mais une revenait sans cesse. Et s'il ne revenait pas avec Maman ? J'allais faire quoi ?


Je suis montée avec le pain grillé où j'avais préalablement étalé du beurre voir mon frère. Il était en train de jouer à un jeu de voiture. Je ne connais plus le nom de ce jeu mais je sais qu'il l'adorait. Je lui ai demandé s'il avait encore faim pour sa tartine au beurre. Il m'a répondu que oui et je l'ai regardé jouer le temps que mes parents arrivent. Cela m'a paru une éternité. Mon père m'avait promis qu'il arrivait dans trente minutes mais ça faisait déjà 40 minutes. Je commençais à être très nerveuse. Je regardais les actualités en même temps que Nathan jouait. Ce n'était pas très optimiste.


Plusieurs escadrons de CRS et de gendarmes avaient été appelé en renfort à la capitale au dépit des autres villes. Sur certaines vidéos, j'ai observé des cordons de Gendarme tentés de contenir une foule de personnes qui ne pensaient qu'à une chose, les mordre. Je me souviens m'être demandé, " pourquoi ils ne tirent pas dessus ? ". Avec le recul, je pense que même s'il s'agissait de personnes " morte " et bien légalement, cela devait être immoral de tirer dessus à cet instant. Je n'ai jamais vu la fin de la vidéo mais je pense qu'au vu de la vitesse de propagation, un membre des forces de l'ordre a dû se faire infecter et... le cordon n'a pas dû tenir longtemps.


Au bout d'un moment, perdu dans mes pensées en train de regarder mon petit frère jouer, j'ai entendu un bruit en bas, dans l'entrée. Je me suis précipitée au rez-de-chaussée, au niveau de la porte d'entrée. Mes parents étaient enfin là. J'ai été suivi de près par mon petit frère et nous leur avons sauté dans les bras.


Mon père était en sueur comme s'il avait couru pour deux, ma mère semblait exténuée. Je lui ai demandé ce qu'il s'était passé car sur mon téléphone portable il avait largement dépassé les 30 minutes comme il m'avait promis. Il m'a répondu qu'il me raconterait plus tard et qu'il n'avait pas le temps. Nous devions faire l'inventaire de toute l'eau et de nourriture que nous avions à la maison.


Ma mère m'a prise par la main, m'a enlacé et m'a demandé de bien écouter mon père. Je lui ai répondu que ça tombait sous le sens mais que je voulais savoir ce qu'il s'était passé. Ma mère m'a répondu que la ville, où elle travaille, à environ une heure de chez nous était tombée. Elle avait l'air choquée et le regard ailleurs. C'est à ce moment que j'ai constaté que les vêtements de ma mère étaient déchirés à certains endroits, et qu'il y avait comme des projections de sang sur son blouson noir. Mon père est resté figé, les poings serrés et tremblants. Il s'est retourné et nous regardait. C'est la première fois que j'ai vu des larmes dans les yeux de mon père. Immédiatement, des larmes sont venues se perdent sur mes joues. C'est à ce moment qu'il nous a dit :


" Écoutez, nous parlerons plus tard. Il faut que l'on se barricade jusqu'à ce que les choses se tassent. Nous allons faire l'inventaire, ensemble et nous allons nous défendre, ensemble. Je nous donne approximativement une heure pour faire l'inventaire. Les enfants, nous vous dirons ce qu'il s'est passé après. Gaëlle, pas le droit de demander, Nathan pas le droit de rêvasser".


Nous avons acquiescés et nous nous sommes mis au travail. L'ambiance était pesante.

Feb. 11, 2022, 3:10 p.m. 4 Report Embed Follow story
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Aya B Aya B
Trop bon! J’ai le cœur qui bat la chamade, bonne continuation.
3 days ago

ArminArlertlove Arlert ArminArlertlove Arlert
J'adore ! C'est super agréable à lire , il y a de suspense et c'est super recherché :) Bonne découverte ! ^^
February 14, 2022, 12:24

  • Delorme Cyrille Delorme Cyrille
    Merci beaucoup ! Ça me fait extrêmement plaisir ! N'hésitez pas à me suivre car le nouveau chapitre débarque le 24 février ! A bientôt ! February 14, 2022, 12:26
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