cmarcovecchio Marcovecchio Camille

Le monde est au bord du gouffre. Il se perd dans ses lois, ses sociétés et sombre dans des catastrophes climatiques sans précédent. Tout monde le sait, mais personne ne semble s'y soucier ou même y prêter attention. La planète Terre chauffe, l'économie mondiale est devenue un four. Les États parlent, mais ne font rien, les peuples manifestent, mais ne font rien. Qu'ont-ils besoins pour changer ? Un espoir. Simplement un espoir. Un espoir que la planète envoie. Une simple aide qui pourra déterminer le futur de plus de 7 milliards d'humains. Va-t-elle être acceptée ? Dans un monde gouverné par l'O.S.C.A.H ; faisant tout pour l'anéantir et qui n'hésite pas à tuer des familles sans en épargner les enfants, l'humanité se voit partir vers sa fin. Seulement deux humains ont les capacités de changer la donne. Ils ont sur leurs épaules, depuis leurs venues au monde, tous les péchés des hommes. Vont-ils parvenir à aider les sociétés se dirigeant droit vers la fin de l'ère humaine ? Mensonge, tyrannie, humanisme, égoïsme, violence, amour et amitié. L'humanité est entre les mains de deux humains.


Science Fiction Dystopie Nicht für Kinder unter 13 Jahren.

#Science-fiction #dystopie
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Prologue

Le monde est en guerre et elle dure depuis des années, dans un mutisme alarmant et une lenteur inquiétante. Il n'y a ni ennemies, ni armes et ni bombes, simplement l'Homme et la Terre.


Les armes sont des tempêtes, les bombes sont les tremblements de terre et les ennemies sont la chaleur et la froideur. L'Homme n'est pas de taille. L'Homme n'a jamais été de taille face à elle. Nous ne sommes qu'à son début dévastateur, qu'au commencement de ses catastrophes planétaires, qui ne paraissent pas déranger les humains continuant de tuer, polluer et déraciner la Terre qui les a fait naître.


Cependant tout va être bousculer vers la fin du au mois d'août, de l'année deux milles ; la Terre a décidé de riposter. Cette fois-ci, elle a besoin d'aide. Mais est-ce bien elle ? Qu'importe, les rouages sont en marche et jamais le monde n'a vu cette création de leur vie.



Dans la région chaude et aride du nord-ouest du Kenya où les déserts montagneux s'étendent à perte de vue. Le vent chaud et violent frappe la terre et les branches nues des quelques arbres proches d'un lac. Un immense lac, qui se tient au milieu du désert et le coupe en une faille sur des kilomètres jusqu'au nord de l'Éthiopie. D'un azur limpide par endroit et sombre au milieu, où s'est posée une île, ce lac est majestueux, sublime et il se nomme le lac Turkana, on l'appelle aussi << la Mer Jade >> pour ses couleurs émeraudes, brun-bleu et noirâtre.


Le lac Turkana a trois rivières qui l'alimentent, la rivière Omo, la rivière Turkwel et la Kerio. C'est une grande faille africaine ; dans une région très volcanique où de nombreux volcans, éteints pour la plupart, entourent cet immense lac.


Au sud du lac un peuple porte son nom - le peuple Turkana - habillé de linges traditionnels colorés, leur cou et leurs têtes arborent des bijoux fait main. Ils sont beaux, simples et ils sont ici depuis des générations voir depuis des siècles.


Cette soirée d'été deux milles au pied d'un arbre, Maïna ; un jeune homme à la peau sombre, aux dents blanches et yeux noisette contemplent, la mine heureuse, le ciel où la voie lactée fait son apparition tous les soirs. Habillé d'un simple tissus entourant sa taille et des bijoux, il a la tête levée vers le ciel sombre et pailletés. Il est fasciné par ce plafond étoilé. Il sait que c'est grand, immense et qu'il y a d'autres planètes, mais il voudrait en savoir plus, apprendre plus. Le corps abandonné dans ses rêveries interstellaires, il contemple sans relâche l'étendue de ses yeux émerveillés. Il suit du regard la bande blanche, qui vient se perdre dans le cratère du volcan endormi, se levant parmi les étoiles.


Ce volcan ; Nabuyatom domine terre et ciel, il est large, son creux est immense, il impose et montre aux hommes le pouvoir de dame nature. Paraîssant être sur une île au beau milieu de l'eau ; il est retenu finement par la terre et entouré de l'eau verte et sacrée verte au milieu du désert sombre de la nuit. Maïna sursaute, un éclair vient de frapper le cratère sans bruit, il n'y a que la brise chaude et humide qui balaye le silence. Il regarde le ciel, constate bizarrement qu'il n'y a aucun nuage et va en direction de son taudis où il réveille trois de ses amis, lorsqu'il entendit le volcan gronder et les animaux de la nuit se réveiller, en hurlant quelques secondes, pour de suite se rendormir.


— Venez vite, un éclair vient de percer le volcan.. chuchote-t-il, dans sa langue natale - le Turkana- à ses collègues qui ne comprennent pas ce que veut bien dire Maïna par « éclair » pendant une nuit étoilée.


— Prends ton truc qui fait des images.. Commande-t-il à son amis.


« Le truc qui fait des images » est un polaroid que Aban a acheté aux villages en échange d'une chèvre. Pourquoi ? On ne sait pas.


Les quatre jeunes hommes se dirigent à contre-coeur pour certains, d'un pas modéré vers le volcan qui gronde de plus en plus rauque à leur approche. Les trois jeunes hommes, Aban, Berhanu et Yulu se frottent les yeux endormis et encore en manque de sommeil, tout en suivant d'un pas lent le rapide Maïna déterminé.


— Peut-être un mauvais signe. Je te rappelle que ça ! déclare Yulu en pointant la masse sombre s'élevant devant eux, c'est un volcan, Maïna.


— Un volcan qui dort depuis siècles, répond Maïna en accélérant la marche. Yulu n'est pas serein, son intuition lui dit de courir à l'opposer, mais il suit la cadence avec une petite curiosité.


Arrivé au pied du volcan, Maïna s'apprête à le grimper, mais Aban le retient de justesse.


— Regarde, ajouta-t-il.


Et tous contemplent la large fissure sombre s'ouvrir à une dizaine de mètres d'eux.


Ils s'approchent lentement, face à cette étrange entrée où la terre venait à peine de se transformer en une roche noire et mystérieuse. Elle est sombre, mais à la fois brille d'une couleur, qu'aucun des quatre jeunes hommes n'avaient vue de leur vie, sur une quelconque matière terrestre. Devant cette entrée monumentale, s'élargissant à chaque instant, un vent froid et glacial vient frapper leurs corps chauds et tétanisés de peur.


Maïna curieux et ne ressentant pas une once de peur, rentre dans la fissure sans savoir où elle pourrait mener. Il est suivi par ses deux amis, le troisième ; Yulu a préféré rester à l'extérieur ; " Je vous demanderais les détails quand vous reviendrez", avait-il dit, après les moqueries de ses camarades.


L'entrée est sombre telle un rideau de matière noire impénétrable, mais une fois à l'intérieur du haut et large couloir ; aux murs noirs et lisses sans défauts, un éclairage illumine le corridor grâce à une chose ou des choses émanant des stalactites transparentes.


Le fond du couloir est perceptible grâce à une seconde porte, cette fois-ci lumineuse, qui leur montre le chemin étrange et dangereux. La porte ou la brèche est immensément grande, et ils descendent dans ce couloir pentu, les menant petit à petit vers le fond du volcan, vers elle.


— D'où vient cette lumière colorée, on dirait un arc-en-ciel ? Demande Berhanu intrigué, les yeux chatoyants des mêmes couleurs que les prismes.


Personne ne répond, tous ont les yeux émerveillés par tant de beauté, de peur aussi et leurs corps grelottent à cause d'une fraîcheur contradictoire entre dehors et ici ; mais personne ne s'en soucie.


Maïna, Aban et Berhanu se tiennent devant l'immense brèche lumineuse, ils hésitent quelques instants, pris d'une angoisse profonde, mais finalement décident d'y entrer.


Aussitôt, leurs yeux s'ouvrent en grand, ils sont ébahi d'être à l'intérieur d'une gigantesque en cavité. Et jamais ils n'avaient vu une grotte aussi grande et imposante, celle-ci est l'une des plus mystérieuse et colossale ; plus de deux cents mètres de hauts et plus de cent mètres de large.


Les murs sont noirs, lisses et laqués d'une matière anormale. Loin devant eux, attaché contre le mur deux larges souches de racines de teintes ébènes, parallèles l'une à l'autre, brillent et ondulent de couleur chatoyante, allant du bleus aux blancs dans un faible vrombissement strident.


Les racines des souches grossissent et s'élèvent pour finir par s'arrêter au ras du sol et au ras du plafond. Le sol, où est posé l'une des deux racines, semble dangereux ; il bouge, sous sa glace de verre sombre, dans un mouvement d'ondulation frénétique. Il est davantage plus noir que celui du corridor et sur celui où se tiennent debout les jeunes hommes.


Rapidement, surgissant parmi le sombre et le clair, une plateforme s'élève du sol obscure à l'impression vivant.


— Prends ta machin.. Chuchote Maïna à Aban qui s'empresse de faire fonctionner cet appareil étrange.


Maïna et Berhanu se tiennent par les épaules, dos aux racines et à la plateforme, et souris. Aban appuie sur l'enclencheur et de suite le flash les éblouit. Il sort la petite photo ; qu'il sèche en la secouant, et la pose soigneusement sur une roche à ses côtés.


— Regarde ! S'écrie Aban en pointant du doigt un nuage de poussière coloré, qui apparaît sur la plate-forme en hauteur. Elle tourne, s'avale elle-même, flotte, disparaît et réapparaît dans un bruit aigu, strident qu'on entend seulement dans la cavité.


Maïna décide d'aller voir ce que cela peut bien être, trop curieux et pas assez à l'écoute de son intuition. La plate-forme à cinquante mètres, d'où se trouvent les jeunes hommes, flotte entre les deux larges souches.


À peine Maïna, pose son pied sur le sol sombre et glacé que des marches sombres apparaissent en direction de la plateforme à une soixantaine de mètres de haut.


Ce parquet en apparence dangereux, mouve de couleur pastel sous sa plaque obscure, transparente et laqué. Puis Aban et Berhanu décident de marcher sur les pas de Maïna.


Soudain l'un cri. Un cri de douleur. C'est Aban. Sa jambe est bloquée et se recouvre d'un épais liquide noir émanant du sol. Rapidement, tout son corps s'enveloppe de cette matière corrosive, qui lui mange la peau jusqu'aux os et le fige pour l'éternité dans un corps hurlant à la mort et crispé d'une peur défigurant son visage à jamais.


Maïna et Berhanu n'ont pas le temps de faire le moindre pas, que leur jambes s'ensevelissent de ce composant inconnu. Leurs cris terrifiants résonnent en écho, la cavité autrefois majestueuse et devenue horrifique. Maïna tombe, ses jambes sont arrachés, le liquide prend ses bras qu'il tend pour atteindre la marche et se hisser, mais c'est trop tard.


Sa peau fond, sa chair et une partie de ses muscles résistent avant de se figer. Et il s'époumone une dernière fois avant que son visage ne soit carbonisé dans la terreur ; le liquide rentre dans sa trachée et prend avec lui son dernier cri et souffle.


L'écho de son dernier hurlement parvient jusqu'aux oreilles de son ami resté à l'entrée. Yulu se lève ; brusquement, ses poils hérissent.


— Maïna, Aban, Berhanu !! Appelle-t-il à l'entrée, il a bien trop peur de passer la porte sombre. Personne ne répond et un vent glacial vient frapper son corps terrifié.


Le bruit de moteur derrière lui, le fait se retourner, n'ayant pas le temps de se cacher que deux voiture s'arrêtent juste à ses pieds, les moteurs se coupent et les portières s'ouvrent. Six personnes, dont il n'aperçoit pas les visages, sortent des voitures sombre et bien habillés. Une femme, assez grande et aux cheveux courts se dirige rapidement vers le jeune homme apeuré.


— Bonjour jeune homme, n'aie pas peur, dit-elle dans la langue Turkana, je suis Lucile. Est-ce que tu es rentré dans la grotte ?


Le jeune homme surpris d'entendre une blanche parler parfaitement sa langue, lui explique que non, mais que trois de ses amis ne sont pas revenus depuis longtemps et qu'il a entendu un terrible cri.


Lucile se retourne vers les ombres de ses collègues, son visage est devenu grave. Et tous se dirigent d'un pas assurés et rentrent sans hésiter dans la brèche sombre, laissant Yulu seul et terrifié dans la nuit.


Cette nuit-là changea le court de l'histoire de l'humanité.

21. Januar 2021 13:42:24 0 Bericht Einbetten Follow einer Story
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